L’OMS définit clairement la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ».
La santé environnementale comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de vie, qui sont déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de nos de notre environnement.
Partant de ce constant, des professionnelles de santé, membres de la CPTS, ont souhaité créer un groupe de travail sur le sujet de la santé environnementale. Elles se sont plus particulièrement interressées, dans un permier temps, aux perturbateurs endocrinens.
Les perturbateurs endocriniens sont « des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle, étrangères à l’organisme, qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et induire ainsi des effets délétères sur cet organisme ou sur ses descendants » (Organisation Mondiale pour la Santé, 2002).
Ils sont désormais omniprésents dans l’alimentation, les produits cosmétiques, les produits d’entretien, les vêtements, les jouets, les meubles et les matériaux de construction...
Les études de biosurveillance de la population française ont montré une imprégnation généralisée de la population, notamment des enfants, par certains de ces produits (phtalates, bisphénols, pesticides...).